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Donc.

Comme je vois que vous etes plus vivaces quand je ne suis pas la que quand j’ai l’ultime pretention d’ecrire,

Je vous rassure, je ne vais pas pouvoir remplir ce blog pendant un bon bout de temps.

D’abord, je n’ai pas de PC et ne risques pas d’en avoir avant longtemps.

Ensuite, si j’arrive a avoir une PS3 et a la transformer en PC (ce qui revient beaucoup moins cher qu’en acheter un, par ailleurs), il faut encore que je m’occupes de trouver internet.

Sinon, aux dernieres nouvelles, j’ai encore une fois demenage (cette fois c’est la bonne), pour un appartement a 100 metres de l’ecole. Mes etudes se poursuivent sans heurts, je trouve la vie au Japon de moins en moins chere.

Je precise, pour le bien de Zhew, que P-A, c’est Paul-Aime, un ami du lycee, et pas un autre P-A de sinistre memoire (si tu me lis, je te fais un petit coucou en passant).

Envoyez moi des nouvelles de vos rentrees respectives.

Je m’excuse encore une fois de mon absence prolongee, mais, comme je l’ai dit plus haut, Y’A PU D’ESPOIR.

Sinon, comme le disait l’autre, je souffre d’un manque chronique de cinema qui m’a mene jusqu’a aller voire DETROIT METAL CITY, que je vous deconseille a tous, et PONYO sur la falaise (le nouveau miyazaki, que vous, pauvres mortels, ne pourrez admirer que dans un sacre bout de temps, rabattez vous sur la musique, que tout le monde ici connait par coeur).

Sinon, detail pratique, je peux accueillir dans ma nouvelle maison une personne a la fois, et ce avec confort (la volupte en prime si ca tente quelqu’un), vous etes donc cordialement invites a vous inviter.

Une derniere chose, pour Fred et tous les autres qui tentent de me defier a distance, je vous ignore royalement, de un, parceque vous etes betes et mesquins, de deux, parce que de toute facon je ne peux vous lire qu’une fois par semaine, de trois, parce que comme je ne peux pas vous rendre dans la realite toutes ces baffes que vous me faites subir en reve, je prefere vous laisser vous complaire dans vos fantasmes.

Tous les autres sont bien entendu absous, et je les embrasse (ou pas, c’est selon leur desir).

Hisashiburi desu!

Donc, comme l indique ce titre obsccur,

ca fait un sacre bout de temps.

D abord, je m excuse, ensuite, je m explique

Alors, depuis l attaque des fourmis, je suis entre en debutant deux (nouveaux professeurs, nouveaux amis…), j ai demenage, j ai passe une semaine sans argent et sans maison (parceque je suis trop bon), je suis tombe malade, gueri, casse mon PC, et (depuis une semaine maintenant) tente de le reparer.

Ma nouvelle maison fait 40 m carres, deux etages, un jardin, et le tout, ancien, en bois, avec des cloisons de papier, et le sol en tatamis (et des futons pour dormir).

le pied.

le vrai.

j enverrai de photos quand mon PC sera repare (pas de sitot apparemment).

Sinon, je suis a la recherche d un boulot.

A l est rien de nouveau.

la guerre des mondes

Mon appartement est envahi par des fourmis, vicieuses petites s….(biiiiiiiiiip) qui s’infiltrent par un passage sous l’évier pour se glisser pernicieusement dans ma poubelle a produits organiques (estampillée “burnable”, parce que c’est plus classe).

Il est 7 heure du matin, j’ai passée une nuit blanche, et j’ecrase avec application toutes ces p…….(biiiiiip) avec des mouchoirs en papier.

J’ai pas trouvé plus cruel.

J’attends l’ouverture des magasins pour m’acheter des produits anti-infestation.

Il pleut dehors:

une belle journée en perspective.

En attendant les CAFARDS…

Le but?

Envoyer une photo de vous, ou vous ayez l’air stupide,

VRAIMENT stupide

stupidité de compétition si possible

genre ça:


ou j’ai, vous en conviendrez, l’air de l’assassin violeur de pastels multirécidiviste que je suis dans la réalité.

Voila les premiers candidats en lice:

d’abord, moi déguisé en faune trendy, avec l’air “je veux violer quelqu’un” (catégorie subsidiaire de ce concours)

Ensuite, Zhew, en nymphette trendy, cible du regard précédent…

ensuite Will, que vous ne connaissez pas mais que je vous présente au passage, concourant lui aussi dans la catégorie “je veux violer quelqu’un”

Enfin, P-A, qui concoure lui dans deux catégories, “je suis la pour ça” et “Walkyrie tendance”

Bon, même si ça commence a faire longtemps, je n’ai pas tant de choses a dire:

la vie tokyoite, bien que plus reposante, est bien plus organisée, et certainement beaucoup moins trepidante que le vie parisienne…

Les seules nouvelles qui vaillent la peine d’être racontées suivent:

-je passe en débutant 2 (après quelques frissons, et des efforts surhumains pour réussir l’oral),

-toujours rien de prévu pour les vacances qui viennent (dans moins de 6 heures maintenant),

-quelques aventures,

-presque des conquêtes,

-beaucoup de déconvenues,

-je commence a être capable de lire des mangas en japonais (en comprenant le texte, je veux dire),

-mon appartement me rends neurasthénique,

-les filles japonaises sont TOTALEMENT différentes de ce qu’on peut trouver de par chez vous,

Enfin, une dernière petite chose, la plus importante: après le stade famélique, je commence a reprendre un peu de poids ( et même un charmant petit bedon )

insomnie…

Je n’arrive pas a dormir, donc je vais continuer le cour sur les kanji:

d’abord, les réponses aux (si peu nombreuses) questions:

désastre: deux kanjis, le premier, 災 (わざわい, wazawai) qu’on nous a appris en cour, qui se décompose en 火 (ひ, hi, le feu), plus trois fois ku (く), et l’autre, 凶 (きょう, kyou), dont je me souviens parce que c’est une rotation du kanji de l’arrondissement ( ku, 区, く), qui veut aussi dire mauvais sort, et rentre systématiquement dans des mots comme meurtre, atroce, arme meurtrière, crime, violence…

l’âme: trois kanji selon le sens qu’on veut utiliser: pour l’idée de cœur, de noyau, 核 (かく, kaku); pour une application strictement immatérielle, 魂 (たましい, tamashii); et enfin pour les amateurs de fantasy, 霊 (たま, tama), le fantôme…

oiseau: 鳥, とり, l’oiseau, qui, des lors qu’il s’assied sur une montagne, la transforme en ile (la preuve en image: 鳥+山=島, しま, shima, l’ile).

luxure: 煩悩 (ぼんのう, bonnou) dont un décorticage approximatif donne: le feu aux pages donne cœur aux désastres (une interprétation complètement fantaisiste des kanjis qui composent le mot).

cocooning: je crois pas qu’il existe de kanjis, ça doit s’écrire en katakana, peut être comme ça コクーニング (kokuuningu) ou comme ça コクウニン(kokuUnin)… Je sais pas.

maison: 家 (いえ, ie, facile…)

fraise des bois: peut etre 林の苺 (はやしのいちご, hayashi no ichigo, traduction littérale mais certainement pas juste) 森の苺 (もりのいちご, mori no ichigo, en remplaçant juste bois par foret…)

spirou: スピル je crois (se lit supiru).

Ensuite, mes preferes:

bon marche 安い (やすい, yasui), qu’on peut comprendre comme “une femme sous un toit de maison” (ce qui revient forcement moins cher qu’une femme dans la rue ou dans un magasin…)

la maitresse (pas celle de classe, celle qu’on entretient) 姦  (かしましい, kashimashii) trois fois le kanji de femme, peut aussi vouloir dire bruyant, ou débauche (d’accord, j’arrête les sous-entendu machistes)

l’hirondelle: 燕 tsubame parce que je trouve que le kanji représente bien l’animal (ça fait trop classe d’écrire l’Hirondelle d’or (très bon film d’ailleurs, que je vous recommande au passage): 金の燕 (kin no tsubame).

le champignon: très poétique: 木の子 (きのこ, ki no ko, “l’enfant des arbres”), qui peut aussi, apparemment, s’écrire avec ce kanji: 茸 (même prononciation) et qui est tout aussi amusant: on peut lire: l’oreille de l’herbe…

Enfin, pour répondre a la dernière question: comment écrire en kanji sur mon clavier (non, je ne dispose pas de 7000 touches): je passe le clavier en mode hiragana (j’appuie juste sur la touche en haut a gauche, et toutes les autres écrivent l’hiragana a droite de la lettre, jusqu’à ce que je reappuie sur la touche ne haut a gauche).

Encore une fois, j’ai ete emporte par mon elan:

je veux demenager, et, comme toute personne normale, je suis allé démarcher chez les agents immobiliers.

C’était (encore une fois) compter sans mon age, et je me retrouve (encore une fois) le bec dans l’eau.

En plus, être majeur n’aurait même pas suffi: j’ai besoin aussi d’un garant vivant au Japon, parce que c’est trop dangereux de laisser un gaijin vaquer gaiment, on risque trop d’emmerdes.

DONC, comme toujours, je lutte contre des montagnes.

Et je ne suis pas prêt de remporter une bataille…

Et pour le reste…

Enfin, je parle des Kawaiettes tant plébiscitées.

Bon, tout d’abord, sachez que malgré de bons augures, toutes celles dont j’avais les numéros se sont défilées au premier mail (dans un sens comme dans l’autre d’ailleurs…), et comme je n’ai pas eu d’aventures notables récemment (depuis mardi…), je n’ai pas grand chose de plus a rajouter, si ce n’est que, maintenant que j’ai un téléphone portable (OUI, j’investis au plus vite dans un appareil photo, ne me lourdez pas), je vais pouvoir passer aux choses sérieuses.

Une dernière petite chose, c’est que la thaïlandaise du premier jour, celle du cour de kanji et femme de mes rêves provisoire ne sont qu’une seule et même créature.

Week-end, part two.

Samedi soir, donc, rebelote, mais cette fois-ci, dans le club de notre camarade de classe bien aimée, Pat-chan, avec Lee, Kiki (un jeux de mot bidon que j’expliquerai dans mon prochain post sur les kanjis), et BiBi (once again). Une boite hispano, avec de la musique qui déchire, mais une clientèle un peu âgée (moyenne d’age: une fois et demi le mien, la petite trentaine assumée) on a pu aiguiser nos compétences en danse et en harponnage (du thon a l’aiglefin, en passant par la morue et la sirène (je suis vulgaire, je sais, mais je suis fatigué)) On abandonne BiBi a son triste sort en milieu de soirée (vers trois heures, il a dragué dans ses filets un joli petit brin de femme), pour la finir avec deux thaïlandaises et une japonaise (du même age que nous, je précise), une pour chaque geek que nous sommes.

Départ vers 6 heures, direction la maison de Kiki-san (sans les filles, bien entendu, nous sommes des gentlemen, et sans BiBi non plus, qu’on a laissé a son terrible destin…), ou, après avoir dormi quelques heures (il faut ABSOLUMENT que j’achète des futons, c’est bien plus confortable que le roc-matelas que j’ai en ce moment), on a eu droit a un repas royal de sa mère, cuisine shanghaienne, un pur délice, des gens exquis, un alcool de prune doux et sucré, un appartement de folie (au 18eme et dernier étage d’un grand building près d’Odaiba), d’ou on peut, parait-il, voir le Fuji-san les jours de beau temps.

Je suis rentré dans mon chez-moi vers 9 heure du soir, 24 heures précisément après l’avoir quitté.

J’ai passé la nuit d’après (lundi a mardi, donc, parce qu’une nuit chez soi tous les trois jours, c’est un minimum syndical) chez Lee-san, pour une révision de kanji intensive.

Comme la question commence a en tarauder un certain nombre, je rédige la dépêche Havas qui sera envoyée a Gala, Le Point, Paris Match et autres…

D’abord, Mon week-end.

Vendredi, je me suis retrouvé seul, désespéré, dans ma petite chambre grise, et, ça tombait bien, exactement comme mon nouveau voisin. En désespoir de cause (et quel désespoir…), on a décidé de passer la nuit en boite a Shibuya (après avoir bien écumé les bars du quartier des lanternes rouges a cote de la station (quoi, je vous ai pas parlé du Pigalle nippon a 5 minutes a pied de mon appartement?…, Quelle tête de linotte je fais…)). Un HIC (eh ouais, toujours lui) s’est glissé inopinément dans ce plan idyllique: j’ai 19 ans…

La majorité au Japon est fixée a 20 ans, et cette limite est appliquée plus ou moins a la lettre par les cerbères nippons, ce qui fait que je peux impunément me torcher jusqu’au comas éthylique (mœurs japonaises oblige) dans les bars, mais qu’on me refuse l’entrée des boites a Shibuya. Une fois notre plan hydrisé (foutu a l’eau), on se retrouve a errer désespérément dans Tokyo, a 1 heures du mat’ (dernier métro a minuit, c’est pas très pratique), en arpentant le quartier de long en large, a la recherche d’un bar pour passer le temps. On a fini dans un estaminet sympa et confortable sous les voies de métro aérien (qu’on n’entend d’ailleurs pas du tout) le Scrumble, ou quelque chose du style.

Ce qui pourrait passer pour un plan glauque de plus s’est finalement révélé être une vraie opportunité: au bar, quatre top-modèles russes, draguées a grand renfort d’haleine alcoolisée par un cinquantenaire japonais deux fois plus petit qu’elles. BiBi vole a leur rescousse (BiBi c’est pas moi, c’est l’autre), et comme il est plutôt adroit, le bougre, j’ai fini par les rejoindre (on ne laisse jamais un maitre de Go jouer une partie sans handicap…): deux top-modèles par homme, c’est un rapport de force que je n’avais pas souvent eu l’occasion de jouer dans ma petite vie parisienne. Finalement, on a été ventousés par deux lamproies, charmants au demeurant, nippons de surcroit, et on a fini la nuit a huit dans ce petit bar perdu a l’autre bout du monde, a deviser sur les différences culturelles (des tentatives d’approche par trois anglais sympathiques et un belge trentenaire et antipathique, soldées par des échecs flagrants (sauf pour le belge, malheureusement, qui a réussi son coup en offrant une tournée générale pas générale (juste pour les filles en fait)).

Une bonne soirée au final, mais qui a perdu son élan initial au finish (j’ai malgré tout récolté une volée de sourire quand elles nous ont quitté, ce que mon voisin de table n’a pas réussi a obtenir…(très fort au démarrage, mais il s’emmêle les pinceaux sur les longues distances…))

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